La fuite au sud – France, Espagne

Le sud de la France et l’Espagne

Du 21 novembre au 3 décembre 1973

Destination : Malaga en Espagne en passant par la Côte d’Azur en France. Après plus de 3 semaines à attendre la livraison de notre Fiat 500, nous voilà enfin prêts à partir vers le sud. 
J’ai obtenu mes plaques d’immatriculation le 21 novembre et la livraison de la voiture s’est faite le même jour à Milan.

Notre Fiat 500, de dos.

Notre Fiat 500, de dos; le moteur est à l’arrière.

Une belle petite rouge avec toit ouvrant en toile noire. Petit détail que je ne connaissais pas et qu’on a omis de me dire à la livraison, c’est que le démarreur est un peu spécial. On doit d’abord tourner la clé dans le tableau de bord et, ensuite, démarrer en actionnant un levier bien caché près du frein à main entre les deux sièges. J’ai dû retourner à l’intérieur du garage pour que quelqu’un vienne m’expliquer … Après ce fut le tournis du trafic milanais en heure de pointe de fin d’après-midi avec une voiture que je venais à peine d’apprivoiser. Ouf ! que d’émotions.

Gênes

Le matin du 22 novembre nous partons enfin pour notre grand périple en voiture à l’itinéraire plus qu’incertain. On se laissera guider par l’instant présent, notre instinct, les rencontres et les coups de coeur. Premier arrêt pour dîner à Pavia. Là on se rend compte qu’on a oublié d’aller à la poste restante de Milan avant de partir. Tant pis. Note : il y a quarante ans, le seul moyen économique de communiquer avec nos proches était la poste restante. Fallait savoir à l’avance où nous allions nous trouver entre telle et telle date pour espérer recevoir des nouvelles. Rien à voir donc avec l’instantanéité des communications actuelles. Bien sûr, en cas d’urgence il y avait le téléphone (avec fil), mais on y aurait laissé une bonne part de notre avoir. 

Arrivés à Gênes en fin d’après-midi, nous allons directement à l’auberge de jeunesse située sur une falaise avec vue sur la Méditerranée. C’est le plus bel hébergement que j’aie vu jusqu’à maintenant. Un ancien château avec galeries tout autour. Je n’ai malheureusement pas de photos (mon appareil est défectueux, je le ferai réparer à Malaga plus tard; ça explique l’absence de photos entre Milan et le sud de l’Espagne; dommage).

Le trajet en voiture

Trajet de Milan – Italie à Malaga – Espagne

La côte d’Azur

Le trajet par la petite route qui longe la mer entre Gênes et Menton en France est tellement beau que nous sommes presque toujours arrêtés pour en admirer le paysage. Chemin faisant, on s’achète de l’équipement de camping et une mini tente.

L’auberge de jeunesse de Menton est située au parc Saint-Michel au milieu d’un terrain de camping.

Menton - route du parc Saint-Michel

Menton – route du parc Saint-Michel (Google StreetView)

On passe une partie de la journée du 24 à Menton et on part pour Nice en après-midi où on fraternisera avec un québécois de passage.

Le dimanche 26 novembre, trajet Nice – Cannes – Monaco – Saint-Tropez. On a trouvé un camping à Saint-Tropez où nous étrennerons notre tente. Premier repas de camping : soupe et cassoulet sur la plage. Peu de monde, car il souffle un vent à écorner les bœufs.

Saint-Tropez dans mon journal du 25 novembre 1973

De Marseille à Barcelone

Tout se passe assez vite à partir de Marseille. On sent l’appel du sud de plus en plus. On sera bientôt en décembre et la température baisse constamment. On ne passe donc qu’une soirée à Marseille. Trop court pour en apprécier toute la diversité, mais on a quand même pu profiter un peu de sa gastronomie : escalopes grillées dans un petit resto le soir du 26 novembre. L’auberge de jeunesse était « confortable et accueillante ».

Le mardi soir on est à Perpignan où je note que le « bonhomme de l’auberge est très sévère et austère ». On y a rencontré trois québécois.

Le mardi 27 novembre on passe la frontière franco-espagnole et on arrive à Barcelone où on mange une paella arrosée d’une « vraie » sangria. On couche à l’Hostal Oliva.

Vue de Barcelone à partir de l'hôtel. (photo : Hostal Oliva)

Vue de Barcelone à partir de l’hôtel. (photo : Hostal Oliva)

L'escalier de l'hostal Oliva à Barcelone (Photo : Hostal Oliva)

L’escalier de l’hostal Oliva à Barcelone (Photo : Hostal Oliva)

De Barcelone à Malaga, en passant par Valencia, Alicante et Granada

Après une nuit confortable dans une résidence de Castellan, on part vers Valencia pour se renseigner sur le traversier vers l’île d’Ibiza (haut lieu de la culture underground des annés 70). Le traverse n’a lieu qu’une fois semaine, on passera donc notre tour. Ce soir là, il fait chaud et on plante notre tente au camping Miami.

Le 1er décembre, on traverse Benidorm, station balnéaire où on aperçoit des gens se baigner; puis c’est Alicante et Tortora où on campera.

Le 2 décembre, en route vers Granada, on traverse la sierra puis des montagnes à 1 400 mètres d’altitude littéralement dans les nuages.

Le 3 décembre, arrivée à Malaga vers 11h, on réserve une nuit a l’hôtel Las Tres Rosas et on part à la recherche d’un endroit où s’installer plus longtemps sur la Costa Del Sol. On trouvera finalement un petit appartement qu’on louera pour un mois à 60$. Une aubaine en basse saison touristique.

Prochain article : la Costa del Sol.

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