La Yougoslavie

Yougoslavie

Si l’on avait fait ce voyage en 2014, on aurait traversé six pays différents : la Macédoine, le Kosovo (en Serbie), le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie et la Slovénie. En quarante ans, les changements politiques et les conflits ethniques ont complètement transformé les frontières dans cette partie du globe.

Auteur : Hoshie

Le démantèlement de la Yougoslavie-

Cliquez sur la carte pour l’ouvrir dans un onglet et voir l’animation représentant les changements survenus de 1989 à 2008.<br />
Auteur : Hoshie (GNU Free Documentation License)

16 au 23 avril 1974

Le terme « Yougoslaves »  signifie Slaves du sud. Cette idée de réunir les affinités linguistiques, culturelles et politiques de trois populations, Serbes, Croates et Slovènes, est née dans la première moitié du XIXe siècle.

Musique gitane pour l’ambiance – Nié Boutidié par Lhasa de Sela et Bratsch :

En 1974, la Yougoslavie est sous la poigne de fer du maréchal Tito au pouvoir depuis 1943 alors qu’il était à la tête du Conseil antifasciste de libération nationale de Yougoslavie. En 1945, il devient chef d’État de la République fédérative populaire de Yougoslavie. D’abord alignée sur l’Union soviétique de Staline, la Yougoslavie prend rapidement ses distances d’avec le géant soviétique. Ce fut possible parce que le pays s’était libéré des nazis sans l’aide directe de l’Armée rouge. Tito met en place un système socio-économique basé sur l’autogestion par les gens qui travaillent dans les entreprises. Son autoritarisme et sa détermination à contrer toute opposition sont à l’origine de la longévité de cet état composé de « six républiques, cinq nations, quatre langues, trois religions, deux alphabets et un seul parti » comme il aimait le rappeler. À preuve, à sa mort en 1980, les oppositions et tensions ethniques ont recommencé de plus belle et ont mené à son éclatement après des guerres sanglantes. C’est l’effondrement du bloc de l’Est en 1990 qui a été le déclencheur des proclamations d’indépendance des nations composant la Yougoslavie.
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Notre séjour en Yougoslavie

Nos premières impressions en entrant au pays sont associées aux images de paysages à la beauté sauvage, aux maisons à toit de chaume, aux charrettes à bœuf des paysans et à la locomotive à vapeur aperçue en chemin. On se croirait parfois au début du siècle parce que la technologie moderne semble absente de la campagne yougoslave.

À cette époque, l’Albanie voisine était un pays communiste à régime stalinien complètement fermé au monde extérieur. C’est pourquoi nous ne l’avons pas visité et avons dû contourner son territoire.

Notre trajet en Yougoslavie

Notre trajet en Yougoslavie

Musique tzigane de Serbie :

Les deux premiers jours, on passe par Skopje, Ivangrad (Berane), Titograd (Podgorica) et Tivat, dans des conditions climatiques allant d’un peu de soleil, à de la neige, de la pluie, de la grêle et des orages avec tonnerre et éclair. On fait peu de rencontres et les campings sont pratiquement déserts… lorsqu’ils sont ouverts.

Le troisième jour, on passe par la très belle ville de Dubrovnik où l’on s’arrête prendre un café.

Photo de Dubrovnik par Jean-Christophe Benoist License CreativeCommon

Photo de Dubrovnik par Jean-Christophe Benoist
License CreativeCommons 3.0

Cette merveille d’origine médiévale est située sur la côte Adriatique. Aujourd’hui, je regrette de ne pas m’y être attardé plus longtemps, surtout après l’avoir vue se faire détruire en partie lors des affrontements entre Serbes et Croates de 1991 à 1993. Ce soir-là, nous campons à Split où l’on s’installe confortablement pour deux jours. On en profite pour marcher en ville et jaser un peu avec les habitants qui parlent français. Agréable!

Pour nos trois derniers jours en Yougoslavie, dans le petit village de Pakostane, on s’est installé dans un camping fermé, mais dont l’accès ne l’était pas. Notre site parfait est situé dans une clairière à vingt mètres de la mer. On y coule des jours tranquilles à écouter le chant des oiseaux et le léger clapotis des vagues, à cueillir des oursins et à lire en dégustant de la bière.

Le mardi 23 avril, nous partons pour l’Italie en passant par Rijekane où nous en profitons pour faire le plein et des provisions à prix raisonnable. Le soir, on sera à Trieste (à suivre…)

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Prochain article : Troisième séjour en Italie : Venise

Commentaires 2

  1. Encore une fois, un très beau reportage. J’avais hâte d’en connaître un peu plus sur la Yougoslavie. Merci René!

  2. Merci René. Je me rappelle avec plaisir de cette beauté sauvage de la Yougoslavie, des eaux turquoise des cours d’eau dans les montagnes, de la belle ville de Sarajevo, des petits villages en Croatie et en Bosnie-Herzégovine et de ces sympathiques habitants. Je me souviens aussi d’avoir été très attristée en 1993, lorsque le Stari Most, vieux pont ottoman construit au 14e siècle dans le village de Mostar, a été abattu par un obus croate. Bref, des neuf pays que nous avions visités en Europe, c’est la Yougoslavie qui m’a laissé les souvenirs les plus marquants.

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