San Gerardo de Dota – Costa Rica

San Gerardo de Dota – du 1er au 3 avril 2011

Après notre bref séjour d’une nuit à San Jose le 31 mars, les trois journées à San Gerardo de Dota nous ont familiarisé en douceur à l’environnement, à la faune et à la flore du Costa Rica.

Quetzal replendissant à San Gerardo de Dota

Quetzal replendissant

Située dans les montagnes à proximité du Cerro de la Muerte culminant à 2 200 mètres d’altitude, cette région est la plus propice à l’observation du mythique quetzal resplendissant. Son climat frais et humide favorise cette espèce nichant dans les cavités d’arbres en décomposition.

Le Trogon Lodge où nous avons séjourné offre un cadre parfait pour l’observation des oiseaux et pour relaxer entouré d’une végétation assez luxuriante. L’accès représente cependant un défi, car on doit descendre sur neuf kilomètres un chemin étroit serpentant dans la montagne avec virages en épingle quelquefois assez périlleux.


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Le guide en résidence au lodge nous a fait découvrir l’environnement immédiat et ses oiseaux, une attention particulière étant accordé au quetzal. Le terrain autour des cabines est parsemé d’avocatiers sauvages attirant le quetzal qui s’en nourrit en été. L’étang au milieu du terrain et les bosquets de fleurs attirent plusieurs espèces de colibris.

Le chant du quetzal

Mythe et légende autour du quetzal resplendissant

Les civilisations méso-américaines précolombiennes considéraient le quetzal resplendissant comme divin , associé au  » dieu serpent  » Quetzalcoatl. Ses plumes vertes irisées de la queue, symboles de la croissance des plantes de printemps, étaient vénérés par les Aztèques et les Mayas, qui voyaient le quetzal comme le « dieu de l’air » et comme un symbole de la bonté et de la lumière. Les dirigeants et membres de la noblesse portaient des coiffes en plumes de quetzal, les reliant symboliquement à Quetzalcoatl.

L’oiseau est d’une grande importance dans la culture guatémaltèque, étant un personnage dans la légende très populaire du héros local Tecún Umán , un prince et guerrier de la Quiché (k’iche’) Maya pendant les dernières étapes de la conquête espagnole de la région. C’était son nahual quetzal (guide spirituel). Le Quiché a repoussé plusieurs attaques de l’armée espagnole, même s’ils étaient inférieurs en matière d’armement (canons , armures et cavalerie contre lances et flèches).

La légende raconte que le jour où le conquistador Pedro de Alvarado s’est battucontre Tecún Umán, un quetzal a volé au-dessus du terrain. Dès le premier engagement, Tecún Umán, au sol, a réussi à désarçonner Pedro de Alvarado. Celui-ci, après être remonté en selle transperça la poitrine de Tecún Umán avec sa lance. Le quetzal s’est alors posé sur Tecún Umán, plongeant la poitrine dans le sang du prince guerrier. Depuis ce temps, les plumes de sa poitrine sont rouges.

On peut se demander si ces événements se sont réellement produits, mais les Mayas se sont battus farouchement pour leur terre et la liberté lors de la conquête. Une légende maya raconte que le quetzal avait l’habitude de chanter magnifiquement avant la conquête espagnole, mais qu’il garde le silence depuis; il ne rechantera que lorsque la terre sera libre à nouveau.

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Commentaires 1

  1. Wow ! Digne de National Géographic… tes multiples talents, en photographie, histoire, écriture et d’artiste, ressortent. Ton choix de musique et tes photos ont fait monter une petite larme. Quelle beauté ! Tout y est… tu nous en donnes plein le regard, les oreilles, le coeur… C’est un endroit de rêve… et je ne suis qu’au début de ce voyage. Merci de partager cette beauté. Wow !!! M.e.r.c.i. !!!!! 🙂

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