Carlsbad Caverns National Park

Carlsbad Caverns, Nouveau-Mexique

4 décembre 2016
Je ne m’attendais pas à grand-chose de la visite de Carlsbad Caverns. Après tout j’en avais déjà vu une à Desbiens au Lac St-Jean. Mon étonnement n’en a été que plus grand devant l’aspect étrange, grandiose et solennel de ce lieu. J’y ai ressenti une paix incomparable. Je ne sais si c’est à cause du silence relatif, de la profondeur à laquelle on se trouve ou des formes bizarres qui nous entourent, mais le sentiment est indéniable. Faut dire que la mise en scène du National Park Service est irréprochable.
La caverne principale de Carlsbad se trouve à 750 pieds sous terre. On peut y accéder de deux façons : soit par l’ascenseur qu’on prend à partir du Visitor Center, soit par l’entrée naturelle située à quelques centaines de mètres de là. J’ai choisi cette dernière option pour une expérience plus immersive et complète. Le trajet dure environ une heure à pied. On descend constamment en traversant des cavernes plus ou moins grandes; jamais on ne se sent à l’étroit, l’endroit est immense.
On demande aux visiteurs de ne pas parler fort. Les parties intéressantes sont éclairées avec une lumière blanche fort judicieusement placée et n’altérant pas les couleurs naturelles des stalactites, stalagmites et autres formes que prennent ces structures souterraines.
Je pensais constamment aux premiers humains qui ont découverts ce lieu. Quels sentiments avaient-ils ? Fascinant. On sait qu’il y a plus de mille ans, les peuples qui habitaient ce territoire connaissaient son existence, mais on n’a aucun indice qu’ils en aient exploré les profondeurs. Tout ce qu’ils ont laissé sont des dessins sur les murs des premières galeries, près de la surface. C’est au 19e siècle que des colons, attirés par le vol quotidien au crépuscule de milliers de chauve-souris s’envolant de ce trou, ont poussé la curiosité plus loin. Appât du gain aidant, on récoltait le guano pour le vendre comme fertilisant. Le premier à en avoir exploré les profondeurs est un cowboy nommé Jim White. Sa fascination l’a poussé à passer des heures à cette activité et à vouloir la partager. Ce n’est qu’après avoir invité un photographe à venir en faire l’exploration avec lui que les sceptiques finirent par croire que le lieu valait la peine d’y consacrer efforts et budget.
Ce n’est qu’en 1930 que le site fut consacré Parc national. Suite à un article publié dans le National Geographic et par le bouche à oreille, ces cavernes sont devenues parmi les plus populaires dans le monde. Le site fait partie du Patrimoine mondial depuis 1995 (World Heritage site). Aujourd’hui, il n’a pas encore révélé tous ses secrets puisqu’il reste encore des cavernes à explorer.
Les photos ne peuvent malheureusement pas rendre la majesté de ce site un peu surnaturel.

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Commentaires 12

  1. Salut René
    A ce que je peux voir tu t’en mets plein la vue, et à nous aussi, avec tous ces merveilleux sites que tu visites.
    Tes photos sont magnifiques…j’aimerais trouvé un autre qualificatif mais c’est le seul qui me vient à l’esprit. Je vais travailler là- dessus pour en trouver un autre…
    Je suis sûr que la réalité de ces sites est très proche de ce qu’on peut imaginer en voyant tes photos.
    Continues d’en profiter pleinement pour notre plus grand plaisir . Tes articles accompagnant tes visites sont très enrichissants.
    Si tu y penses, une photo de ton bolide serait bien reçue…du moins pour moi
    au plaisir
    Gaétan

  2. Ravissement est le mot pour exprimer la splendeur toute ambrée de ce lieu magique.
    Quelle belle découverte merci de nous la partager…

    Que dire du texte si bien ficelé qui nous dit l’histoire de ce lieu et nous permettent de découvrir ces cavernes ciselées par le temps …..et nous donne envie de voir tes images assurément tout comme les icônes de ce lieu magnifiques…

  3. Quel endroit! Plein de beauté et d’étrangeté en même temps. Fascinant!
    Je ne sais pas si j’y serai entrée… mais peut-être qu’en personne c’est la beauté qui prime.
    Merci René tant pour les photos que le texte.

  4. Vraiment beau René; ton texte aussi.. De vraies oeuvres d’art. Merci pour le partage. ?
    lise

  5. Allô René,
    Ta visite de cette grotte me rappelle celle que Francine et moi avons fait cet automne dans les Pouilles dans les grottes de Castellana, près d’Alberobello (la ville avec les maisons blanches surmontées d’un toit conique en pierres que tu trouvais spéciales). Nous y avons vu de spectaculaires formes de toutes les couleurs sur notre parcours de 3 km dans ces grottes jusqu’à la dernière caverne appelée la grotte blanche. Impressionnant! Il est vrai que l’on ressent de drôles d’impressions dans ces profondeurs où règne un grand calme : il y a moins d’air et pas de bruit hormis celui de gouttes qui tombent sur le sol… une impression d’éternité.
    Chanceux, tu as pu rapporter des photos! Sur le site de Castellana, c’était défendu. Il ne me reste que de beaux souvenirs que tes photos ravivent. Merci pour ce beau moment!

  6. Post
    Author
  7. Séduite par le grèbe élégant avec sa tête de « punk ». Merci René de partager ces moments magiques. Ça réconforte dans un monde en pagaille!

  8. Quelles grottes! De quoi inspirer des oeuvres d’art…

    En ce 23 décembre, je te souhaite de vivre une période des fêtes riche en découvertes humaines, en aventures, en paysages pittoresques, etc.

    Salutations chaleureuses! Nicole xx

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