Gaspésie : le bout du monde…

Le nom de Gaspé, duquel on nomme toute la région de la Gaspésie, tire son origine du mot micmac gespeg, qui signifie bout, fin, extrémité. La nation Micmac (ou Mi’gmaq) considérait Gaspé et toute la péninsule gaspésienne comme le bout du monde. Gespeg et tout le territoire des Maritimes était occupé par ces premiers habitants depuis plus de 10 000 ans, donc bien avant l’arrivée des Européens.

Les Gaspésiens

Si je visite assez souvent la Gaspésie, c’est bien sûr pour ses paysages grandioses et la faune marine du golfe Saint-Laurent où la vue se perd à rêver, mais par-dessus tout, ce sont les Gaspésiens qui m’attirent vers ce territoire hors du commun qui a su garder son caractère authentique et chaleureux. Les Français semblent bien apprécier aussi d’ailleurs, car j’en ai croisé plusieurs qui me l’ont confirmé pendant ces deux semaines.

  • Anse-à-Beaufils

    Au magasin général de l’Anse-à-Beaufils

  • Pêcheur de rivière

Artistes et artisans de la Gaspésie

La route ceinturant la péninsule est parsemée d’œuvres d’artistes et d’artisans qui agrémentent la randonnée pour peu qu’on se donne la peine d’arrêter pour y jeter un coup d’œil.

  • Sculpture Gaspésie

    Sculpture sur bois à Sainte-Anne-des-Monts

  • Grand-duc, Nathalie Cadet, 2011, Percé

  • Drapeau blanc-ma statue de la liberté, Armand Vaillancourt, 2007, Sainte-Anne-des-Monts

La faune

La faune représente une des principales richesses de ce territoire. Qu’on soit en forêt au Parc de la Gaspésie ou à Forillon, en mer à Gaspé ou Percé, on est assuré de croiser quelques espèces qui nous en feront pleinement apprécier toute la diversité et l’abondance. Images d’une vive nature qu’on garde longtemps en mémoire.

Ours noir / Black Bear

Ours noir au Parc Forillon

J’ai ainsi eu la chance de croiser un ours noir qui se régalait de baies le long d’un sentier à Forillon et d’observer deux baleines à bosse et des petits rorquals à proximité du rocher Percé lors de la traversée vers l’île Bonaventure.

Parmi les espèces qui sont des premières à vie pour moi, mentionnons la macreuse noire, l’arlequin plongeur et l’harelde kakawi.

Les fous de Bassan

La colonie de fous de Bassan de l’île Bonaventure se porte bien cette année avec environ 54 000 couples nicheurs. Si on inclut les juvéniles, on compte près de 111 000 fous sur l’île, ce qui en fait la plus grande colonie d’Amérique.

Après le déclin dû au manque de nourriture à proximité de 2009 à 2012, on observe donc une stabilisation de sa population ces dernières années.

Voyez le reportage de TVA Carleton sur la colonie de fous en juin 2017.

Origine du nom

Voici ce qu’en dit l’Encyclopédie Larousse en ligne :

le mot provient de Bass Rock, un îlot écossais où une colonie de fous est installée depuis des siècles. On retrouve cette même provenance dans le mot allemand Basstölpel, qui signifie « le balourd de Bass », un qualificatif plutôt moins flatteur encore que « fou »

Et ce qu’écrit l’Office québécois de la langue française :

D’où viennent les fous de Bassan ?

Ces grands oiseaux marins doivent leur nom à l’îlot Bass Rock, en Écosse. Cet îlot est le lieu d’origine du spécimen type du fou de Bassan (Morus bassanus, en latin), où se trouvait une colonie importante de ces oiseaux au XVIIIe siècle. Ce nom d’espèce a été proposé par Carl von Linné en 1758.

La fiche du Grand dictionnaire terminologique présente une de mes photos de fou de Bassan en complément d’information

Culture et musées

Pour mon plus grand plaisir, je me suis donné le temps de visiter quelques musées que j’avais négligés lors de visites précédentes.

J’ai posé l’ancre une première fois au musée Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts. Une incursion fascinante dans l’univers riche et méconnu du Saint-Laurent.

Ce fut ensuite le musée de la Gaspésie à Gaspé où j’ai visionné en réalité virtuelle le film sur les gaspésiennes, Gaspésiebarques de pêche typiques de la région, aujourd’hui disparues.

Le magasin général de l’Anse-à-Beaufils vaut le détour pour une visite animée très vivante par des personnages qui sont de vrais descendants des premiers occupants du lieu.

Le Bioparc de Bonaventure nous fait découvrir la faune et la flore du Québec dans leur environnement naturel.

Chandler offre pour sa part un moment magique en soirée avec Nova Lumina de Moment Factory.

Visite de Miguasha

À Miguasha, on s’arrête au parc national pour une incursion dans le temps en admirant les fossiles de quelques centaines de millions d’années. Instructif et fascinant. La visite guidée en vaut le détour.

Finalement, en remontant la vallée de la Matapédia, un arrêt à Causapscal m’a permis de voir les très intéressantes expositions dans et autour du Salon de thé de la place.

J’ai particulièrement aimé les photos de Luc Roy pour son exposition Divergences et égarements dans le parc jouxtant la galerie.

Mes sites de boondocking en Gaspésie (caravaning autonome)

Premier arrêt à La Pocatière dans le stationnement de l’information touristique près du fleuve. Deux autres utilisateurs y étaient présents. Calme et correct, en retrait suffisant de la 20.
GPS : 47.377242, -70.052850

Prochain arrêt à Cloridorme sur le bord de la mer. La dame sympathique de la boutique d’artisanat m’a confirmé la possibilité d’y passer la nuit.
GPS : 49.163767, -64.804686

La plage d’Haldimand près de Gaspé offre un petit espace après le pont ferrovière permettant de passer la nuit exposé aux grands vents du large. En fin d’après-midi j’y ai observé l’activité intense des fous de Bassan plongeant à la recherche de poissons.
GPS : 48.783727, -64.382370

Une nuit sur le quai de l’Anse-à-Beaufils face à la microbrasserie Pit-Caribou où j’ai savouré une des meilleurs bières noires de la région : La Gaspésienne no 13 😉
GPS : 48.471232, -64.308455

À Carleton

Une nuit sur la plage de Carleton-sur-mer, plus précisément à la Place du Vieux-Quai à l’ouest de Carleton.
(Gps : 48.106900, -66.199487)

La dernière nuit à Pointe-au-Père sur le site de Parc Canada où le stationnement de véhicules récréatifs est permis sur le gazon ou directement sur le quai.
GPS : 48.516719, -68.468307

Note linguistique sur le terme boondocking :
Le grand dictionnaire terminologique a récemment publié deux fiches à ce sujet (à ma demande). L’expression que je retiens est Caravaning autonome en nature. J’ai cependant choisi d’utiliser le terme plus répandu et connu Boondocking pour mon titre pour bien me faire comprendre des adeptes de cette forme de camping. Quant au terme Caravanage, je ne le retiens pas car l’usage a déjà consacré Caravaning selon moi.

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