Paruline jaune / Yellow Warbler

Observation d’oiseaux printemps 2024

René LortieNature, Oiseaux, Québec 4 Comments

Les bienfaits de l'observation d'oiseaux

J'étais déjà dans la trentaine avancée lorsque j'ai commencé à m'intéresser plus sérieusement aux oiseaux. Nous venions de faire l'acquisition d'un chalet à La Minerve au bord du lac Chapleau. Ce site magnifique était situé tout au bout du lac, là où il se déverse dans le lac des Mauves, dont la majeure partie se trouve dans la réserve faunique Papineau-Labelle. Nous avions installé une mangeoire sur le grand balcon, face au lac. Celle-ci était visitée par une multitude d'oiseaux que je ne pouvais nommer.  Devant cette lacune évidente à ma culture, je me suis procuré des guides et des enregistrements de chants qui allaient m'aider à combler le vide de mes connaissances et, surtout, faire naître une nouvelle passion, celui du loisir ornithologique. Combiné à celle de la photographie, cette nouvelle activité allait me faire découvrir un monde absolument passionnant et une communauté d'ardents observateurs-amateurs et photographes. La suite est une vie remplie, en près de 40 ans, d'aventures, de découvertes et de contemplation dont ce site en relate les moments marquants.

Il est reconnu que l'observation des oiseaux comporte de nombreux bienfaits pour notre santé mentale et physique.

  1. Réduction de la détresse psychologique : Une étude publiée en juin 2024 par le Journal of Environmental Psychology a démontré les bienfaits non seulement sur le bien-être en général, mais également sur la détresse psychologique en la réduisant de façon notable.
  2. Amélioration de l'humeur : L'humeur était améliorée chez les participants à une étude publiée par la revue Nature en septembre 2022 et citée par le National Geographic magazine en France.
  3. Bienfaits pour le cerveau : Le site Espace Tonik, cite une étude britannique confirmant les bienfaits pour le cerveau en calmant l'esprit, favorisant la concentration et diminuant la tension artérielle.
  4. Impact positif sur la santé mentale : Ces études citées ont démontré que voir ou entendre des oiseaux est lié à l'amélioration du bien-être émotionnel chez les personnes en bonne santé ainsi que chez celles diagnostiquées avec une dépression

Le printemps est la période que je préfère pour pratiquer cette activité. Les oiseaux migrateurs reviennent en nombre important à cette période de l'année. Les arbres n'ont pas encore toutes leurs feuilles et donc, les oiseaux y sont plus facilement observables. De plus, les jeunes pousses et les fleurs naissantes offrent un cadre idéal pour la photographie.

Je vous présente donc ici, le fruit modeste de mes observations du printemps 2024 dans certains sites que j'affectionne particulièrement parce que facilement accessibles.

CONSEIL : Cliquez sur une image des galeries ci-dessous pour afficher les photos en mode diaporama plein écran. Naviguez ensuite avec les flèches gauche et droite du clavier ou en cliquant sur les symboles > et <

Table des matières

Les oiseaux de ma cour

Ma cour arrière, située dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, offre un endroit privilégié pour l'observation de la migration printanière des oiseaux. Certaines espèces choisiront d'y rester pour faire leur nid, tandis que d'autres continueront leur route vers le nord de la province, y trouvant un climat et une source d’approvisionnement plus appropriée à leur alimentation. Cet espace, de bonnes dimensions pour un milieu urbain, est assez bien pourvu en arbres fruitiers, en feuillus et en conifères, principalement des thuyas, et en massifs de fleurs. Il offre donc à la fois le gîte et la nourriture (fruits et insectes) à la faune aviaire.

À notre arrivée dans le quartier il y 25 ans, on ne voyait pratiquement pas de cardinaux, maintenant, ceux-ci y résident à l'année. Dès février, on peut entendre leur chant sifflé si caractéristique, signe avant-coureur du printemps.

J'ai enregistré ci-dessous son chant un matin de printemps 2024 :

Les vedettes de passage sont sans doute les parulines. D'un printemps à l'autre, elles m'émerveillent toujours autant. Dans leur superbe plumage coloré et déployant leur chant omniprésent, les bruits de la ville ne semblent pas les distraire de leur quête d'insectes qu'elles trouvent en abondance dans les arbres en fleurs des alentours.


Les parc national des Îles de Boucherville

Situé à quelques kilomètres du centre-ville de Montréal et en plein coeur du Saint-Laurent, le parc national des Îles de Boucherville constitue un véritable joyau permettant une immersion totale en nature. L'idéal est de le parcourir en kayak ou à vélo. L'embarcation nautique permet toutefois une proximité avec les espèces observées et un point de vue unique. C'est donc ce moyen que je privilégie lorsque j'en ai la possibilité.

À partir du point de départ, situé près du centre de découverte et de services de l'île Sainte-Marguerite, on prend la Grande Rivière en direction nord-est, longeant l'île Saint-Jean, puis l'île à Pinard. En débouchant sur le fleuve Saint-Laurent, on longe l'île de la Commune et l'île Grosbois du côté du parc et la ville de Boucherville sur l'autre rive. Cette partie du parcours est assez facile car le courant nous emporte. Chemin faisant, on croisera le chenal La Passe et le centre de services Grosbois près du camping.

En contournant l'extrémité de l'île Grosbois au printemps, lorsque le niveau de l'eau est encore élevé, on peut faire une incursion en kayak dans le boisé encore inondé. C'est là que j'ai pu observer les ratons laveurs et le pic flamboyant creusant son nid dans la galerie de photos ci-contre.

Plusieurs endroits avec table à pique-nique, accessibles en kayak tout au long du parcours, nous permettent de s'arrêter pour se reposer ou pour luncher.

Ayant contourné l'île Grosbois, on emprunte ensuite les sentiers nautiques Le Castor et Le Grand Héron, dont la fin étroite est façonnée entre les phragmites envahissantes, lieu de prédilection des grand hérons, butors, gallinules, grèbes à bec bigarré et autres canards.

Dernière section du sentier Le Grand héron entouré de phragmites

Toutes les photos dans la galerie ci-contre ont été prises lors d'une de ces randonnées, de 8 h à 17 h la journée du 7 mai 2024.

Carte du parc et des îles

Site du parc à la Sepaq

Carte des sentiers nautiques

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Le Récréoparc de Sainte-Catherine

De l'ouest de Montréal, où j'habite, l'accès au Récréoparc se fait pour moi à vélo, au printemps, et en auto l'hiver. Sur deux roues, ça représente une randonnée de 25 km pour s'y rendre. J'emprunte la piste cyclable du canal Lachine jusqu'au marché Atwater, puis je traverse l'Île des Soeurs avant d'emprunter l'estacade du pont Champlain qui débouche sur la voie maritime du Saint-Laurent, près des écluses de Saint-Lambert. Reste alors un trajet de 11 km en ligne droite jusqu'aux écluses de Sainte-Catherine et au Récréoparc - direction ouest. Si on tourne à droite sur la voie maritime, on arrive à l'Île Notre-Dame derrière le circuit Gilles-Villeneuve après 3 km de pédalage. Chemin faisant, on peut s'arrêter sous le nouveau pont Samuel-de-Champlain pour en admirer l'architecture.

Vue vers Montréal du pont Samuel de Champlain à partir de la piste cyclable de la voie maritime

Vue vers l'est de la voie maritime à droite et de la piste cyclable au centre, à partir du Pont Samuel de Champlain

Tout le long du parcours vers le Récroparc, on peut entendre et admirer les carouges à épaulettes et les parulines jaunes, très actives au printemps. Il arrive aussi qu'on y observe un rapace ou un membre de la famille des hérons comme le bihoreau gris, le grand héron ou la grande aigrette. De temps à autre, je décroche vers un des sentiers qui mènent à la piste le long du fleuve où j'ai souvent la chance d'observer des canards qui barbotent près de la rive; colverts et branchus.

Arrrivé au Récréoparc, je me trouve une table à pique-nique pour prendre mon lunch et me reposer un peu en observant et photographiant la faune des alentours.

Les photos de la galerie ci-contre ont été prises lors de ma randonnée du 3 juin 2024.

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Le marais Cooper

À une centaine de kilomètres à l'ouest de Montréal et après seulement quelques kilomètres sur la 401, la route qui prolonge la 20 en Ontario, se trouve un joyau naturel assez peu connu des Québécois, le marais Cooper.

Marais Cooper à l'ouest de South Lancaster en retrait de la 401 au bord du fleuve Saint-Laurent.

C'est  une zone de conservation exceptionnelle où nichent, entre autres, le balbuzard pêcheur, la grue du Canada et plusieurs espèces de passereaux et de canards.

Un réseau de sentiers bien aménagés permet d'en parcourir le territoire tout en observant la faune à partir de caches disposées judicieusement ici et là. Une passerelle de bois sillonne également le marais offrant la possibilité d'observer le troglodyte et le bruant des marais.

Les photos de la galerie ci-contre ont été prises le 16 mai dernier lors d'une randonnée avec mon amie Diane qui habite un charmant petit village québécois à quelques dizaines de kilomètres du marais Cooper.

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Comments 4

  1. Cher René, outre tes magnifiques photographies, j’adore ton écriture. Tu fais aussi de belles recherches. Merci!

  2. Un pic flamboyant dans ta cour, wow ! Petites parulines absolument charmantes, roitelet acrobatique et ce chant du cardinal qui me réveillait à Lachine, il me manque.
    Je suis admirative devant ta photo de la sarcelle d’hiver captée au parc des Îles, et que dire du duo de sternes dos au soleil, que de beauté !
    Je suis de celles qui ne connaissent pas le marais de Cooper, le troglotyte chantant en équilibre sur sa branche m’a fait sourire.
    Merci, merci, merci, oui la nature et l’observation des oiseaux apaisent et réconfortent, même lorsqu’il s’agit de photographies.

  3. Cher René, j’adore tes photos d’oiseaux, particulièrement parce que tu as souvent réussi à les croquer dans l’action. On voit bien aussi comment ils arrivent à se tenir sur une branche avec leurs petites pattes griffues; ils m’impressionnent. Plusieurs de tes photos offrent une vision détaillée du plumage, ses couleurs, sa disposition, sa finesse; de toute beauté. J’ai aimé particulièrement la photo des trois canetons Colvert sur l’eau; ils sont dans l’action et on y voit bien leur plumage, les ondulations de l’eau, le reflet des petits dans l’eau.

    Un gros merci pour toute cette beauté.

  4. Cher René,
    Comment ne pas être séduite par tant de beauté!
    Tes photos saisissantes accompagnées de textes bien vivants nous font du bien!
    Un grand merci!

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