Abitibi

Origine du nom Abitibi

L'Abitibi, cette région qu'on dit "de roches" et "de bois", favorable au développement minier et forestier, a longtemps été occupée par les ancêtres des nations Algonquines et Cris; en fait, depuis au moins 7000 ans. Son nom vient de l'Algonquin Abbittibbi et signifie "Là où les eaux se séparent". C'est au  parc Aiguebelle qu'on trouve cette ligne de partage, quelque part entre les lacs Sault et La Haie. Les eaux s'y écoulent vers la Baie d'Hudson au Nord et vers le fleuve Saint-Laurent au Sud.

Petite histoire moderne

Depuis sa "découverte" en 1686 par les explorateurs européens, dont faisaient partie les frères LeMoyne d'Iberville, la région a appartenu à la Compagnie de la Baie d'Hudson de 1670 à 1870, année où le gouvernement du Canada s'en est porté acquéreur en englobant la Terre de Rupert aux Territoires du Nord-Ouest. En 1898, elle passe aux mains du Québec, qui en favorise l'occupation et la colonisation à partir de 1916, soit après l'arrivée de la ligne de chemin de fer Transcontinental qui partait de Québec en passant par La Tuque.

Août 2014 et Septembre 2021

Notre premier séjour en Abitibi a été ponctué, à l'aller et au retour, d'un arrêt à la réserve faunique La Vérendrye, au lac de la Vieille. Magnifique plan d'eau assez sauvage peuplé de grands harles et de plusieurs couples de plongeons huards. J'y ai aussi aperçu des cerfs de Virginie et même un ours qui m'a un peu surpris au petit matin quand il s'est relevé au bord de l'eau à quelques mètres de mon kayak.

Un pygargue à tête blanche, dans son arbre perché, y faisait le guet.

Abitibi pygargue

Le parc national Aiguebelle

La destination finale de notre séjour en Abitibi était le parc national d'Aiguebelle. Nous avons campé au camping Abijévis au sud du parc, près du village de Mont-Brun. C'est là que nous avons pu observer les grues du Canada qui y nichent en nombre assez important.

Notre plus récent voyage en Abitibi, en septembre 2021, s'est passé bien différemment. Nous avons loué un chalet au bord du lac Loïs à l'extrémité nord du parc, à seulement 8 kilomètres du village de Taschereau. Une semaine de pluie qui nous a fait apprécier le confort douillet du foyer au bois.

Ce parc offre également des sentiers de randonnée intéressants. Mentionnons notamment La Castorière, boucle d'un petit kilomètre accessible en fauteuil roulant qui fait le tour d'un étang près du camping Abijévis; La Traverse, où on peut faire la traversée du lac La Haie sur une passerelle suspendue.

La passerelle suspendue du lac La Haie

le Garde-feu, au terme duquel on monte sur une réplique de la tour du garde-feu qui s'y trouvait avant l'arrivée des drones, satellites et autres objets technologiques.

Garde-feu

La tour du garde-feu

Mais le plus intéressant pour moi, demeure la navigation sur les lacs avec mon kayak ou en utilisant les canots fournis par la Sepaq lorsqu'on loue un chalet.

Comments 3

  1. Ça me rappelle bien notre séjour cet été en Abitibi. Nous sommes allés dans ce Parc et marchés sur ce pont suspendu… magnifique ! Aussi le lieu historique d’Obadjiwan et le poste de traite.

  2. Photos exceptionnelles et très beau texte comme toujours René, oui un vaste coin assez isolé et méconnu.
    J’ai survolé en 1977 pour aller au chantier d’Eastmain. Je me rappelle conifères et plans d’eau.
    Bref, inspirant. Merci!

  3. Superbe René!! Ton talent de photographe est grand et ton amour de la nature tout autant… Merci pour la découverte de ce coin du Québec!

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