Le refuge faunique Marguerite-d’Youville est situé à Châteauguay, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, sur l’Île Saint-Bernard, un lieu où la nature, l’histoire et la quiétude se conjuguent depuis des siècles. Ce territoire, à 30 minutes de Montréal, attire chaque année des milliers de visiteurs en quête d’observation, de ressourcement et d’apprentissage au contact de la nature.
Origines et histoire de l’Île Saint-Bernard
Le passé de l’île remonte bien avant l’arrivée des Européens : les Premières Nations parcouraient déjà ses terres fertiles et ses rives poissonneuses.

Texte cité dans le document de Suzanne Olivier s.g.m, page 6, dont on peut trouver le lien ci-dessous.
Au fil des décennies, l’île devient le centre d’une activité agricole intense. Des cultures céréalières aux élevages, le domaine voit défiler plusieurs familles et ouvriers agricoles, mais demeure avant tout le théâtre de la vie religieuse des Sœurs Grises de Montréal. Arrivées en 1765, ces dernières acquièrent l’île pour y fonder, et maintenir pendant plus de deux siècles, un hospice et une ferme modèle. Le manoir d’époque, dominant le paysage, témoigne encore aujourd’hui de leur vocation marquée par l’innovation sociale.
Au début des années 1990, des pourparlers sont engagées entre le ministère des Loisirs, Chasse et Pêche, par l’entremise de la Fondation de la Faune du Québec, et les Sœurs Grises en vue de conclure une entente pour assurer la protection faunique du territoire. Celle-ci est conclue le 5 mai 1993 par un bail emphytéotique de 40 ans et marque le début du Refuge faunique Marguerite d’Youville.
En 2011, la Ville de Châteauguay a acheté le « tertre » des Sœurs Grises comprenant plusieurs bâtiments, dont le Manoir D’Youville, un hôtel de 115 chambres, un manoir en pierre, une grange, un ancien moulin et un cimetière. Héritage Saint-Bernard a été mandaté pour assurer la gestion immobilière (entretien) des bâtiments et immeubles situés sur le tertre de l’île Saint-Bernard. Canards Illimités s’est vu confier l’aménagement des milieux humides de l’île.
https://www.canards.ca/recits/biodiversite/marguerite-dyouville-wildlife-refuge/
État actuel du refuge faunique Marguerite d’Youville
Le refuge faunique Marguerite-D’Youville, d’une superficie de 223 hectares est officiellement protégé à perpétuité depuis 2010. On y trouve une grande variété d’écosystèmes : marais, marécages, rives, friches, érablières et chênaies. Huit kilomètres de sentiers y sont aménagés.
Plus de 240 espèces d’oiseaux y ont été observés. De nombreux mammifères s’y promènent librement, dont les Cerfs de Virginie. La flore y est aussi très riche et diversifiée, ses paysages évoluant au fil des écosystèmes.
La galerie de photos prises ces vingt dernières années, que je vous présente ci-contre, en constitue un témoignage éloquent.



Comments 6
Je suis toujours impressionnée René par la qualité de la photographie et de l’écriture. Ca frôle la perfection. As-tu pensé à publier…
Merci René pour ces magnifiques photos. Quel finesse du détail! Oui, l’Île Saint-Bernard est formidable.
Très intéressant, comme toujours.
Magnifique, René, comme toujours, les fins détails des plumes, des pelages, des couleurs. Ça me surprend toujours de voir chez les oiseaux ces différentes positions et actions. Les ailes, une fois ouvertes, me semblent trop grandes pour leur corps. Quelles découvertes!
Un gros merci pour ces photos et pour le texte.
Eblouie de voir tant de beauté!
Tes textes si bien écrits et plusieurs photos belles à en couper le souffle!
Merci de partager tes connaissances de l’Ile Saint-Bernard.
Une ou deux fois par année j’arpente les sentiers de l’île Saint-Bernard. Chaque fois je visite le petit cimetière caché des religieuses et, l’été, j’entre au petit manoir en pierre pour y voir une exposition. Mon plus beau souvenir vient d’une randonnée l’hiver par grand froid. Les chevreuils étaient visibles partout et comme dans tes photos, me regardaient droit dans les yeux. Le bout de l’île inondé avait gelé, une patinoire impeccable à travers bois, magnifique spectacle.
Merci de me souvenir de visiter l’île cet automne.